Le Sporting Lokeren navigue tout en bas de tableau après 13 journées de compétition. Pour demeurer parmi l'élite, le président Roger Lambrecht a placé son club dans les mains de Trond Sollied. "Lokeren est évidemment par définition un club de première division, et va le rester", a déclaré le Norvégien vendredi lors de sa présentation au Daknam.

Pour Sollied, qui succède à Peter Maes, Lokeren marque le retour aux affaires après cinq ans d'absence et son éviction fin 2013 du club turc d'Elazigspor. "Je connaissais trop bien Roger et Willy (Carpentier, le vice-président, ndlr) pour leur opposer un refus", a confié Sollied. "J'étais même ravi de me mettre au service de gens aussi agréables. Je ne pouvais d'ailleurs pas laisser passer cette opportunité de reprendre le collier à un moment qui me semblait idéal. Je ne vais en effet pas vous cacher que le terrain commençait à sérieusement me manquer, même si je vais devoir monter dessus en béquilles (rires). Ce qui n'est heureusement pas le cas de mon excellent adjoint Arnar Vidarsson (qui a ramené un point d'Anderlecht jeudi, ndlr)."

Bien que sans club durant cinq ans, Sollied n'a pas perdu le virus du ballon rond. "Je n'étais pas 'out' ces dernières années, j'étais 'in'. Personne ne regarde autant de foot qu'un homme libre. Sollied sait donc à quoi s'attendre au Pays de Waes. "On a une bonne équipe, mais trop gentille", estime-t-il. "Aucune formation ne peut tenir la route si elle ne compte pas quelques salopards dans ses rangs. Mais aussi si elle ne marque pas, ce qui est visiblement le grand problème de Lokeren. On va travailler comme des dingues pour remédier à cette situation. On doit retrouver le chemin du but, et on y arrivera. Le plus vite possible."

Lokeren occupe l'avant-dernière place du classement, et la mission pour le presque sexagénaire consiste dès lors à assurer le maintien. Ce qui n'inquiète pas Sollied, qui a remporté lors de sa période brugeoise (2000-2005) deux titres et deux Coupes de Belgique. "J'étais dans la même situation au Lierse en 2011, et je l'ai sauvé", rappelle-t-il. "Je sais ce que c'est d'avoir affaire à des perdants qu'il faut transformer en gagnants. J'ai la recette pour redonner aux joueurs le goût de la victoire disparu à la suite d'un enchaînement de défaites. Mais ils ont déjà en partie perdu cette mauvaise habitude à Anderlecht où je les ai trouvés assez forts physiquement et mentalement. Ils ont très bien réagi après l'égalisation. Calmement, et sans paniquer..."

Sollied a signé à Lokeren un contrat jusqu'au terme de la saison. "Après on verra", sourit-il, visiblement sûr de son fait. Trond Sollied sera sur le banc dimanche soir pour sa première mission lors de la venue d'Eupen.