Pär Zetterberg revient plein d'ambition au Sporting d'Anderlecht de son coeur où dès le début de l'année prochaine, il épaulera l'entraîneur Hein Vanhaezebrouck. "Ce que je viens faire ici ?", a commenté au Stade Constant Vanden Stock en conférence de presse, le suédois de 48 ans.

"Vous n'êtes pas sans ignorer que le club a beaucoup changé ces derniers temps. On dit aussi avec nostalgie qu'il a perdu son ADN. Et bien moi je vais tenter de contribuer à le lui rendre. Entre autres..."

"Comment?", a-t-il poursuivi. "En expliquant aux joueurs ce que cela implique de porter ce maillot. Que le Sporting n'est pas un club comme les autres. Qu'il a son propre style, et que faire partie de cette équipe est spécial, tout sauf banal. Il faut gagner, bien sûr, mais avec la manière, pas n'importe comment. Ici on ne peut jamais baisser la tête devant l'adversaire, tout en le respectant, ainsi que les supporters. C'est toujours le plus grand club de Belgique, mais il va devoir se battre pour le rester, et je veux l'y aider. Voilà mon ambition. Il faut faire remonter l'équipe (actuellement quatrième, ndlr) à la première place du classement..."

Si le retour du "Pär" n'a surpris personne, et était d'ailleurs annoncé depuis quelques jours dans la presse, la fonction qu'il va occuper (en principe déjà assumée par Karim Belhocine, ndlr) étonne par contre un peu.

"Alors, T2 ou T3 ?". "Je fais partie du staff de Hein Vanhaezebrouck", répond t'il à la question. "Je n'ai absolument pas l'ambition de devenir un jour T1. Je préfère un rôle plus en retrait. J'ai à peu près les mêmes idées sur le foot que Vanhaezebrouck, même si j'espère un peu l'influencer sur certains points. En attendant je viendrai suivre les deux matchs de la semaine prochaine. Ensuite je rentrerai régler quelques affaires en Suède, avant de revenir ici...".

Le président Marc Coucke et son nouvel homme fort Michael Verschueren ont choisi de faire vibrer la corde sensible des supporters mécontents en ramenant le Suédois adoré au bercail.

"J'espère bien sûr qu'ils ont gardé jusqu'à aujourd'hui le bon souvenir qu'ils avaient de moi", commente-t-il à ce sujet. "Mais ce sont principalement les résultats qui vont compter à leurs yeux. S'ils ne sont pas bons, je n'échapperai pas plus qu'un autre à leurs critiques. C'était d'ailleurs déjà comme cela lorsque j'étais joueur. Parfois j'étais le plus mauvais du monde à leurs yeux. C'était il y a plus de dix ans, et j'ai maintenant le sentiment de rentrer à la maison. C'est le projet qui m'a attiré. J'ai encore beaucoup à apprendre. Collaborer avec Hein va être quelque chose de tout nouveau pour moi. Le souvenir que je garde de lui date de l'époque où il jouait contre moi avec Harelbeke. Ce n'était pas hier, ni même avant-hier (il rit). Mais on a un peu parlé, assez pour se rendre compte que nos visions sont très proches. Il va beaucoup m'apporter, et j'espère pouvoir également lui être utile. Les premiers contacts datent du match contre Lokeren (1-1 le 1er novembre, ndlr). J'avais alors rencontré Luc Devroe et le président. Leur première question a été de me demander si j'étais intéressé. Il n'y en a pas eu d'autres...", a conclu Zetterberg.