Anderlecht a présenté son nouveau directeur technique, Frank Arnesen. Ancien joueur de la maison Mauve, le Danois se dit prêt à relever le défi.

"Peu importent les mauvais résultats, revenir ici 25 ans après avoir joué au Sporting constitue pour moi un immense bonheur", a confié d'emblée Arnesen en conférence de presse au Stade Constant Vanden Stock. "Je suis en effet très fier de me trouver dans ce lieu familier, qui représente toujours l'excellence en matière de football dans ce petit pays, mais également bien coté à l'étranger. Il faut toutefois défendre ce statut, et donc rétablir au plus vite la situation au plan sportif.

C'est d'ailleurs un peu pourquoi je suis là, avec énormement d'ambition, la même que celle du directeur sportif Michael Verschueren. On veut le top, et il va donc falloir se mettre au travail pour y arriver...".

Pour Michael Verschueren, depuis peu directeur sportif, l'arrivée de Arnesen s'inscrit dans la nouvelle structure du club échafaudée par Verschueren et le président Marc Coucke. "Il doit en premier lieu accepter de travailler avec les jeunes, qui représentent l'avenir du club. Et avoir en tête que sa mission consiste bien sûr à redresser la situation sportive du club, dont l'ambition est toujours de terminer le championnat aussi haut que possible dans le classement, mais en respectant le style de jeu qui a toujours fait la réputation du Sporting. Le kick and rush n'est pas et ne sera jamais une spécialité mauve. Le nouvel entraîneur devra aussi être moderne en matière de communication, tant à l'extérieur que, surtout, à l'intérieur de nos murs. Enfin, mais cela va de soi, il devra faire preuve de beaucoup de dynamisme..."

Arnesen retrouve pour sa part un club qu'il a connu comme joueur de 1983 à 1985. Il avait également porté la vareuse de l'Ajax, Valence et du PSV, où il fut par ailleurs à Eindhoven assistant-coach et directeur technique. Une fonction qu'il a également occupée à Tottenham, Chelsea, Hambourg, Metalist Kharkiv et PAOK.

Première mission pour le Danois, parvenir à définir où se niche le grain de sable dans la machine. "Ce ne serait pas professionnel de ma part de vous donner une réponse. Je ne suis là que depuis une demi-heure (rires). J'ai bien sûr visionné quelques vidéos, mais cela ne suffit pas pour poser un diagnostic fiable. Je n'ai encore parlé avec aucun joueur, ni avec Karim (Belhocine, l'entraîneur ad-intérim, ndlr) dont le rôle sera très important, ni avec Luc Devroe, également impliqué dans le projet.

J'ai en revanche eu un entretien très positif avec Monsieur Coucke et Michael Verschueren. Les rôles de chacun sont parfaitement définis, et notre collaboration ne pourra qu'être fructeuse. J'ai de toute façon déjà travaillé avec beaucoup de présidents, et ma flexilibilité n'est plus à démontrer. Je compte sur le stage à Murcie la semaine prochaine en Espagne, pour faire connaissance avec tous les joueurs et les étudier.

Mon principe, c'est que chacun doit avoir sa chance de montrer qu'on a besoin de lui. Ma mission consiste évidemment aussi à renforcer l'équipe dès le mercato d'hiver, en concertation avec le futur entraîneur. Grâce à mes contacts dans certains grands clubs, et à ceux de Michael Verschueren, qui a lui aussi beaucoup de connections en Europe. Ma philosophie, c'est que rien n'est impossible, et que parfois, la tentative a priori vouée à l'échec, de recruter un gros calibre, peut très bien se transformer en succès. Mais il ne faut pas pour autant négliger d'aller voir ici en Belgique, si des joueurs évoluant dans des divisions inférieures, ne peuvent pas également faire l'affaire...", conclut Arnesen.