Les premières plaidoiries se sont tenues vendredi devant la chambre d'appel de la Commission des litiges de l'Union belge de football dans le dossier du match arrêté entre Saint-Trond et Genk en championnat le 28 septembre dernier. Les audiences reprendront le 7 novembre.

Le procureur fédéral de l'Union belge, Kris Wagner ainsi que les avocats de Saint-Trond et de Genk sont intervenus en séance vendredi.

Le derby limbourgeois avait dû être arrêté à la 88e minute alors que le score était de 3-3. A l'heure de jeu, les 22 acteurs avaient regagné une première fois les vestiaires un petit quart d'heure lorsque des supporters de Saint-Trond avaient lancé divers objets vers le gardien de Genk. Le score était alors de 0-3. A la reprise, les Canaris se sont réveillés et sont revenus à 3-3. Ce qui a eu le don de chauffer les esprits des supporters de Genk. L'arbitre Lawrence Visser avait sifflé alors prématurément la fin du match.

Dans leurs plaidoiries, les avocats de Genk ont avancé que l'arbitre et le délégué de l'Union belge au match n'avaient pas respecté les procédures avant d'arrêter le match. La Commission d'appel souhaite pouvoir vérifier certaines données et entendra, le 7 novembre, des responsables de la sécurité de Saint-Trond et des forces de police.

En théorie, les deux clubs se partagent la responsabilité de l'arrêt définitif de la rencontre. Si cette thèse est suivie par les trois juges, les deux formations perdront deux points. Un troisième point pourrait aussi leur être enlevé avec sursis, au vu de la gravité des faits. La rencontre pourrait être rejouée donc, depuis la première minute, à huis clos et le plus vite possible.

Les deux clubs risquent également une amende maximale de 5.000 euros. Le procureur général, Kris Wagner a plaidé aussi que le match soit rejoué dans son entièreté, mais devant des tribunes vides.

Du côté trudonnaire, les avocats des Canaris plaident un score de forfait (5-0) infligé à Genk car ce sont les comportements des supporters de Genk qui sont à la base de l'arrêt du match, avouant porter à leur compte la première interruption.